Comment sevrer mon enfant ?

J’ai sevré ma fille à 21 mois après beaucoup de tentatives qui se sont soldées en échec.

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J’attendais que le sevrage se fasse en douceur, j’aurais vraiment aimé un sevrage naturel, mais je n’étais pas prête à attendre ses 3, 4, 5 ou 6 ans.. Le fait de ne pas savoir quand ça allait s’arrêter était une source de stress.

2 ans, c’était déjà beaucoup pour moi, jamais en commençant mon allaitement, je m’étais projetée jusque là.

Ce n’était donc pas un souhait, ou une conviction, c’était juste une réalité : ma fille en avait besoin, c’était important pour elle.

C’était une source de nourriture et de réconfort dont elle n’était pas prête à se passer.

Et mes besoins à moi ?

Moi c’était une autre histoire, si je ne regrette pas l’allaitement, il me tardait d’en finir assez régulièrement. Puis pendant une période, de deux ou trois mois, je n’y pensais plus.

Le plus dur, c’est de faire la balance entre le bien être et les besoins de ses enfants et les nôtres.

Entendre pleurer (que dis-je… HURLER) ma fille, lui refuser quelque chose qui va lui faire du bien et qui ne la met pas en danger me coûtait trop. Je suis capable de lui refuser un gâteau si j’estime qu’elle en a déjà eu assez et que ça pourrait lui faire du tort par exemple, mais la tétée ne lui en faisait aucun !

C’est à moi qu’elle commençait à en faire…

LA DOULEUR, MA LIMITE

Autant il me semble que je peux endurer des trucs costauds, autant j’ai peu de résistance à la douleur quand c’est les autres qui me l’infligent.

J’ai été plusieurs fois choqué de mes réactions quand ma fille me tirait les cheveux ou me mordait. Pour moi la violence, verbale ou physique, n’est jamais éducative. Mais dans ce genre de situation il arrive qu’elle m’envahisse et que je crie voire la repousse de manière brutale (je vous rassure, rien d’extrême, mais rien non plus dont je sois fière). Je le fais sans avoir le temps de réaliser comme par instinct de survie pour ME sauvegarder (ce qui n’empêche en rien les explications et les excuses).

La douleur physique, c’est ma limite.

Et il a fallu que j’attende que cet allaitement me fasse mal (nouvelle grossesse, poitrine sensible), pour être capable de dire stop, malgré cette longue ambivalence infructueuse et pas toujours heureuse.

Je ressens très fort cette contradiction entre le fait que ce soit négatif de s’oublier pour ses enfants tout comme il est aussi mal vu de se faire passer en premier.

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LES PETITS COUPS DE POUCE

Comme c’est une période (très très) éprouvante (aaah les couchers interminables…), je ne terminerais pas cet article sans donner les quelques coups de pouces qui nous ont servis :

– Tout d’abord, je vais vous donner le temps que ça a pris à ma fille pour l’accepter complètement : UN MOIS.

Un mois c’est long. Je vous donne tout de même cette estimation de temps très personnelle et suggestive parce que je crois qu’à cet époque je me décourageais au bout de quelques jours. Le sevrage me semblait impossible, je pensais qu’elle ne s’apaiserait jamais. Si c’est votre souhait, ne vous découragez pas trop vite, après cette période, j’ai ressenti le soulagement dont j’avais besoin.

– Trouver des substituts : ma fille n’a jamais eut de doudous ni de tétine, et ne semble pas très intéressée par le principe. On a essayé, c’est pas son truc. Par contre elle adoooore Peppa pig. Moi je suis très très sensible à la question des écrans, je n’arrive pas à me positionner, mais j’essaye de faire attention à la durée de l’exposition. Mais durant cette période, j’ai complètement lâcher du lest là dessus. Je la laissais regarder quand la frustration de la tétée la faisait « disjoncter ». Elle s’apaisait devant et je n’avais pas envie de la priver de cette nouvelle source de plaisir et de détachement. Je ne vous cache pas que cela m’a angoissé car on la sentait accro et à cran… Mais j’ai lâché prise, j’avais besoin de cet allié.  Aujourd’hui, nous sommes revenu à une utilisation des écrans mesurée qui me convient.

– Aussi, lors de mes nombreuses tentatives de sevrages infructueuses, j’avais acheté un biberon en forme de sein. Nous l’avons renommé « la tétée » et notre fille a suivie. Elle n’a jamais trop aimé les biberons et préfère boire au verre, mais quelques fois, j’ai sentie que cette nouvelle « tétée » la rassurait. Elle en boit juste un petit peu, mais la demande souvent.

– Enfin, j’avais écris et partagé un petit livre illustré sur le sevrage pour mettre en mot mon amour pour elle malgré cette nouvelle « séparation ». Et je n’ai cessé de lui répété. Mais un jour, je lui ai dit que si je ne pouvais plus lui donner le sein, c’était « à cause » du bébé dans mon ventre. J’ai regretté cet « à cause », je trouvais ça pas sympa d’impliquer le bébé… Je n’aurais pas dû ! C’est ce qui a permis un déclic chez elle ! Elle était fière de dire que la tétée, c’était pour le bébé dans mon ventre ! Je réfléchis autour du sentiment de fierté dans ce sevrage

Alors forcement, quand on est pas enceinte, ça change la donne, mais ça peut donner des pistes, comment rendre fière son enfant de cette nouvelle étape ?

 

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Une réflexion sur “Comment sevrer mon enfant ?

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