Mon bébé à 9 mois, qu’est-ce qui a changé dans ma vie ?

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9 mois de grossesse, 9 mois sur la terre, 18 mois que mon bébé a commencé son chemin de vie. Qu’a t-elle changé à la nôtre ?

Il est temps de dresser un petit bilan.

Avant je riais moins et surtout pas pour des petits riens.

Avant, je n’avais jamais pleuré d’émerveillement, à la vue d’un être qui s’endort contre moi. Je découvre aujourd’hui ce que c’est d’échanger un sourire complice dans la rue avec un autre parent qui tient son petit bout dans les bras les yeux emplis de fierté.

Bien évidemment, tout n’est pas toujours marshmallow (même si pour moi, ça l’est clairement de plus en plus) mais la difficulté n’est pas toujours là ou on l’attend…

Ce qui a été difficile…

Finalement, une fois que j’ai arrêté de travailler, le sommeil n’a plus été un problème. Je me sens reposée. Mon bébé ne fait toujours pas ses nuits d’une traite, mais comme elle dort  à côté de moi, je tend le bras et on se rendort aussi vite.

Je ne l’aurais jamais cru mais c’est la nourrir qui a été la majeure source de stress et de culpabilité.

Nous vivons une époque de regain d’intérêt soudain pour ce que contiennent nos assiettes. Bio, sain, pas de sucres, moins de sel, moins de gras…

Le climat général est à la précaution.

Tant mieux me direz vous, mais ça rajoute un certain poids sur mes épaules de parent. J’ai essayé de faire très attention à ce que je donnais à mon bébé (qui ne voulait rien savoir).

D’un autre côté, j’ai tenté avec elle (et HEUREUSEMENT) la diversification alimentaire menée par l’enfant réinventée à ma manière. Ce qui consiste à proposer de tout à son enfant sans « l’écraser », et de voir si elle en veut ou pas, et surtout la laisser toucher avec les doigts, s’en mettre partout et au large. Parfois, ça demande un gros lâcher prise et ne pas avoir peur de salir (ses vêtements, le sol, les mains…)

Alors forcement, je découvre que ce qu’elle aime, c’est ce qui est gras ou sucré… Et chaque repas se termine par un gros nettoyage, mais au moins : ELLE MANGE et ON S’AMUSE !

Les purées, les petits pots de toute façon c’est clair : c’est niet – elle sait très bien le faire comprendre. Ce qui l’intéresse, c’est de faire comme nous. De croquer dans de gros morceaux avec ses deux quenottes.

Jamais je n’aurais pensé allaiter aussi longtemps.

C’est trop pratique même si les seuls désavantages pèsent toujours plus lourd :

  • évincement du père d’un geste quotidien
  • restriction sur l’alcool. (ahah ça revient souvent je le confesse mais de toute façon c’est de notoriété publique que j’ai un bon levé de coude – en plus je lis Duras en ce moment, et pas une page ne passe sans qu’elle invoque le whisky).

Une fois par mois, après qu’elle soit couchée, je vais me venger et boire des coups avec mes copines. Il faut compter environ 2h par verre pour éliminer l’alcool dans le lait. (tout en sachant que sa présence équivaut à celle dans le sang, ce qui est minime).

Mais même en sachant tout ça, je culpabilise. Comme elle refuse le biberon c’est moi la garante de la qualité de sa nutrition. Et c’est lourd à porter, surtout on n’y prête pas trop attention pour soi-même.

Ça a du bon, j’ai de nouveau arrêté totalement la cigarette – j’en refumais une, voire deux, quand j’allais encore au travail…(sauf les soirs ou je sors avec mes copines, foutu pour foutu!) !

Le difficile statut de mère au foyer.

Ce n’est pas non plus facile dans notre société de s’accepter en tant que « simple » mère au foyer. C’est pourtant ce que je désire au plus profond de moi mais j’ai besoin d’avoir des projets « personnels » et de m’y raccrocher.

Je suis fière d’avoir accompli la « prouesse » (les fleurs sont gratuites) d’écrire un roman en s’occupant d’un enfant en bas âge (les siestes sont précieuses). Je vais maintenant me lancer dans la réalisation d’un dessin animé. Un autre projet qui me tient à cœur depuis loooongtemps.

Mais ce que je souhaiterai par dessus tout c’est qu’on soit « une famille au foyer », enfin « au foyer » façon de parler, car ce qui m’intéresse c’est aussi de pouvoir s’aventurer dans le monde, ensemble.

Quoi qu’il en soit on a envie de vivre la vie que l’on choisit plutôt que celle qu’on nous impose. On réfléchit encore comment (surtout financièrement même si on se contente de peu), mais on réfléchit sans doute de trop…

Concrétiser ses projets de vie :

Il est temps de regarder la vérité en face : nous sommes des marginaux qui s’ignorent !

Mon rêve serait de faire de longs voyages en vélo (et dormir le plus souvent sous une tente). Mais pour moi, impossible de voyager si je n’ai pas un chez moi dans lequel je peux revenir à tout moment. Impossible aussi, de voyager sur de longues périodes si on doit en plus payer un loyer.

La première étape serait donc de DEVENIR PROPRIÉTAIRE d’un petit chez nous là où les prix sont bas (budget minuscule).

J’entends déjà les voix (qui viennent de ma propre tête ?) « Nan mais vous vous rendez compte ! Avec un enfant ! » auxquelles je réponds que ce qui me tient le plus à cœur, c’est leur bonheur. Si jamais une de ces activités les contrarient ou pire les mettent en danger, alors, je l’arrêterai sur le champs.

On remet ça ?

Je dis toujours « mes enfants » alors que jusque là, je n’en ai qu’un ! Le deuxième est techniquement pas à l’ordre de jour (pas de retour de couches) mais il est bien présent dans nos pensées… Je me réjouis rien que d’y penser !

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