Comment les autres apprennent-ils de nous ?

Comme je vous aime bien, j’avais envie de partager avec vous 6 (re)découvertes saisissantes que j’ai fait récemment sur comment améliorer nos relations à l’autre, et comment les autres apprennent de nous.  Je m’appuie sur 2 ouvrages fascinants :

relations humaines

LORSQUE L’ON FAIT UN REPROCHE A QUELQU’UN, ON EMPIRE LA SITUATION

 

Lorsqu’on fait un reproche, on exprime en fait, un besoin. Nos besoins partent de nous, ils n’ont, en réalité rien à voir avec l’autre personne. C’est pourquoi il est nécessaire de laisser la personne qui a fait quelque chose qui nous déplaît en dehors de ça dans un premier temps. Il faut plutôt se poser la question : Qu’est-ce que ça me fait quand il fait ceci ? Quel sentiment ? Ce sentiment est le fruit de quel besoin ? Ensuite on peut exprimer ce besoin mais sans inclure l’autre. Par exemple ne dites pas « j’ai besoin que TU arrêtes de laisser traîner tes pots de yaourts vides » mais plutôt  » j’ai besoin d’un peu d’ordre pour trouver une sérénité« . Pour l’autre en face, ça change tout. Et il y a surtout plus de chance qu’il finisse par faire ce que vous vouliez de lui.

NE RIEN EXIGER

Mais ce besoin ne devrait pas être une exigence, car les personnes qui répondent à nos exigences sans enthousiasme mais pour acheter notre amour, nous le ferons payer un jour. Pour vous assurer que ce que vous demandez n’est pas exigence, observer votre réaction lorsque la personne ne réalise pas ce que vous lui avez demandé. Si vous faites la gueule, vous exigez.
Personne ne devrait faire les choses à contre cœur, et garder en tête qu’on a toujours le choix. Cela parait un peu brutal pour les enfants que nous étions a qui on a justement imposé tout un tas de truc dont on avait pas envie… Ces enfants qui ‘aujourd’hui se disent « qu’il faut bien travailler » pour se convaincre de ce qu’ils font… C’est aussi pourquoi Mon enfant n’ira pas à l’école. Pourtant c’est vrai, on a toujours le choix dans ce que l’on fait.

Mon choix  de ne pas mettre mon enfant dans le système scolaire classique se renforce de jour en jour, c’est pourquoi j’ai lu « les apprentissage autonomes* » . J’y ai appris beaucoup de choses :

(*= croire en la capacité des enfants à apprendre en observant et en se laissant guider par leurs propres centres d’intérêts)

APPRENDRE A SE TAIRE 

 

Il n’est pas nécessaire, voire contre productif d’étaler sa science à un enfant (ou à un adulte) comme dans un cours magistral si on veut qu’il en retienne quelque chose. S’ils désirent en savoir plus, ils vous le demanderont. Un enfant n’est pas un vase à remplir. Vouloir à tout prix enseigner des choses à son enfant qu’il n’a pas désiré, ou alors qu’il était en mesure de comprendre tout seul si vous lui en laissiez le temps peut même le dévaloriser, lui faire ressentir un certain mépris.

 

L’IMPORTANCE DE LA POLITESSE ENVERS UN ENFANT QUI SE TROMPE

 

Vous seriez rapidement agacé si un adulte vous reprenait sans arrêt sur votre langage n’est-ce pas ? Imaginez que vous êtes à l’étranger et que lorsque vous essayez de parler la langue on vous fasse comprendre que vous faites sans arrêt des erreurs ? Ne seriez vous pas découragé ? L’enfant apprend en observant, mieux vaut alors continuer à lui parler de la façon appropriée, et il réajustera quand il sera prêt sa manière de faire. Un enfant à une estime de lui fragile, les corrections à tout va peuvent l’ébranler.

NE PAS RENDRE SON ENFANT ACCRO AUX FÉLICITATIONS

J’ai moi même tendance à beaucoup applaudir ma fille à ses moindres progrès. Parce que j’ai moi même un gros besoin de reconnaissance (je suis du genre accro aux likes sur facebook quand je poste un de mes dessins par exemple). Or ça crée un gros problème. Je ne vais plus dessiner pour me faire plaisir, mais pour avoir des likes. Je préfère citer John HOLT pour être plus claire :  » Le problème avec les motivations externes, qu’elles soient négatives (menaces, punitions ou réprimandes) ou positives(bon points, M&M’s, notes, diplômes) c’est qu’elles supplantent et écrasent la motivation interne. » (et c’est bien la motivation interne qui est la plus saine et créatrice! Cela dit, si c’est bien de l’avoir en tête, je ne pense pas qu’il faut se priver de complimenter nos enfants ^^)

 

CONSIDÉRER UN NON COMME UNE RÉPONSE.

ben voilà, rien de plus à ajouter. Votre enfant est pas partant pour cette activité super chouette que vous avez concocté ? Bon ben, c’est non.

 

John HOLT écrit peu, mais bien. Son livre est court, mais riche et clair. J’ai appris de lui que l’apprentissage n’est pas le fruit de l’enseignement. Par exemple, tout ce que j’ai appris de lui, et bien c’est moi qui est allé le chercher. Parce que je le voulais, parce que j’étais prête. Et je sens dès à présent  que ces apprentissages là font partie de moi.

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