Mon enfant n’ira pas à l’école.

unschooling

Il y a quelques jours, lors d’un repas de famille, on parlait de cette relation unique qu’a ma fille de 6 mois avec notre petit chien. Moi, toujours partante pour poser l’ambiance, j’ai sorti « Vous imaginez, dans 10 ans quand il va mourir ? »… Mais le sujet ici n’est pas mon manque de tact remarquable. Non, je voulais plutôt attirer votre attention sur la réponse de ma belle cousine :

« ça va, dans 10 ans, elle rentrera au collège ».
J’ai répondu du tac au tac « ou pas ».
« Bah si, elle rentrera au collège ».
J’ai rajouté un « ou pas » en souriant.
Et là, l’incompréhension s’est dessinée sur le visage de mon interlocutrice. Pour ne pas plomber l’ambiance à nouveau, je n’ai pas pris le temps de lui expliquer.

L’ECOLE N’EST PAS OBLIGATOIRE. (l’instruction si, de 6 à 16 ans)

 

Il semble effectivement difficile pour de nombreuses personnes d’imaginer un autre parcours possible que la classique rentrée en maternelle, puis, primaire, collège, lycée, études supérieures…. Pourtant ce n’est absolument pas ce que je souhaite pour ma fille. Et ce n’est pas non plus obligatoire.

Non. Je ne veux pas la savoir, obligée d’être le cul vissé sur une chaise 7h par jour, à devoir demander la permission pour ouvrir la bouche, et être soumise à des adultes qu’elle ne connaît pas personnellement, sans véritable autre raison que celle de ne pas déranger (vive l’apprentissage de la confiance en soi, de l’esprit critique…c’est sur que ça aide à figer dans les esprit que toute rébellion est inutile).

Je ne veux pas qu’on la gave comme une oie de contenu qui ne l’intéresse pas, et pire de contenu empreint d’une idéologie dépassée (il serait temps de faire réapparaitre le nom des femmes dans le programme d’histoire non ?).

Je ne veux pas non plus qu’on la résume à des notes et qu’elle soit jugée sans arrêt sur ce qu’elle n’est pas.

Je ne veux pas qu’elle suive un programme, ni qu’on la programme. Comment pourrait il être adapté à son rythme, à ses besoins et ses envies ? Ne sait on pas que tous les enfants sont différents ? Je ne veux pas la contraindre à apprendre des matières très aléatoires (pourquoi n’enseigne t’on pas à planter des carottes ? à réparer une canalisation ?)

POURQUOI JE REFUSE TOUT CELA ? Car il me semble terrible d’étouffer son désir d’apprendre, sa créativité et son enthousiasme.

Et je vous zappe le refrain sur le contenu de son assiette à la cantine.

 

MON CHOIX : LES APPRENTISSAGES AUTONOMES

Je souhaite lui laisser tout le temps qu’il faudra pour s’amuser et se diriger instinctivement vers ce qui lui plait, la passionne. Je souhaite lui laisser le temps de faire ses propres choix dans ses apprentissages et ses centres d’intérêts pour qu’elle puisse cultiver son identité.

Je ne souhaite pas qu’elle conforme ses goûts en fonction de la norme des enfants de son âge. D’ailleurs, je ne veux pas non plus qu’elle ne fréquente seulement des enfants de son âge, c’est une hérésie qui crée de véritables barrières là ou il ne devrait pas y en avoir.
Je souhaite qu’elle puisse rencontrer au quotidien des personnes de tout âge et de tout horizon, car c’est à cela que ressemble la « vraie vie ».

OSER REMETTRE EN QUESTION NOS MODÈLES

Nos parents ont cru faire le meilleur pour nous dans bien des domaines. Ils ont travaillé dur pour nous offrir tout ce qu’on croyait vouloir. Je ne les accuse pas d’avoir mal fait, mais je ne me priverai pas non plus de remettre en question le modèle que l’on m’a donné. Il est de bon ton aujourd’hui  et heureusement de revoir notre modèle économique, de consommation…mais il semblerait que ce qui touche à notre enfance et à l’éducation nous atteint de trop près pour être remis en cause.
Et pis quoi ? On s’en sort bien non ? On est pas mort. Comme dirait Azalée : ayons un peu plus d’ambition que de rester en vie.
Car moi, en l’état actuel des choses,  je ne comprends pas très bien ou se situent la liberté, l’égalité, et la fraternité à l’école. Je ne dis pas que tout est à jeter. Ce système j’en suis sure continue à convenir à de nombreuses familles dans leur fonctionnement.
Pas la mienne, à priori. Il y a encore trop de nombreux traitements que l’on réserve aux enfants qui seraient tout à fait intolérables pour des adultes. Ou est la logique dans tout cela ?
Voilà pourquoi je ne pense pas envoyer ma fille à l’école dès ses 3 ans. Confier son éducation à un tiers ne me semble pas naturel.
Par contre si elle vient à m’en faire la demande, je l’y emmènerai, car ce sera SON choix.

NE PAS ALLER A L’ÉCOLE N’EST PAS SYNONYME DE DÉSINSERTION

Dans l’esprit de la plupart des gens, ne pas aller à l’école est synonyme d’échec. Pourtant l’école est loin d’être infaillible. L’échec scolaire, ça ne vous dit rien ? Il est étrange de constater qu’on remet toujours en cause les « mauvais » élèves mais trop peu souvent le système éducatif.

Car il ne devrait pas s’agir là d’échec ou de réussite mais de parcours.
Et puis quant à la question de la socialisation, ce n’est pas un désavantage d’apprendre à trouver d’autre lieux de socialisation que l’école. Je pense même que ça peut être un sacré coup de pouce, car l’école ne dure qu’un temps.
André Stern qui n’a jamais été à l’école de toute sa vie, dit quelque chose de très juste à ce propos, que je vous livre (très) approximativement de mémoire : Moi je n’ai jamais eu à me réinsérer, car j’ai toujours fait partie de la société, ne serait-ce pas à ceux que l’on a soustrait de la société et mis à l’école de devoir faire l’effort de se réinsérer ?

LIBERTÉ, BIENVEILLANCE, SANS ATTENDRE DE RÉSULTATS

La démarche des apprentissages autonomes rejoint selon moi le principe de la bienveillance comme l’explique Azalée. C’est avant tout un état d’esprit, pas une méthode qui devrait donner des résultats. Alors bien sur, cette non garantie de résultat, ça fait peur… (pourtant rappelons ici que l’échec scolaire existe, et pas qu’un peu.)
Nos enfants apprennent, de tout, tout le temps ! Nous ne leur apprenons pas à parler, ils le font tout seul ! Ils nous imitent, par envie, par besoin, de savoir, de comprendre ! Pourquoi changer de méthode dès 3 ans ? Faisons leur confiance…Et mettons de l’eau à leur moulin !

UNE QUESTION DE TEMPS ET D’AMOUR

Notre devoir est il me semble, de cultiver leur curiosité, de les accompagner dans l’acquisition de nouvelles compétences en leur proposant les outils pour aller plus loin dans ce qui les intéresse déjà. Il semble motivé par le dessin? Allons chercher des crayons, de la peinture… Par la mécanique ? Accompagnons le vers un garagiste qui voudra bien lui expliquer deux trois trucs. Pas besoin de savoir tout sur tout, allons chercher avec lui des réponses et grandissons ensemble.
Mais pour comprendre par quoi nos enfants sont vraiment intéressés, il faut passer du temps avec eux.
Laisser son enfant apprendre en autonomie à partir de ses expériences de vie demande visiblement du temps, BEAUCOUP de temps.
Mais qu’y a t’il de plus important pour moi dans ma vie, que ce temps familial là ? Si mes jours étaient comptés, je passerais un maximum de temps avec ma fille et mon chéri. Et, réfléchissons bien, je ne connais encore personne d’immortel.

INSTRUCTION A LA MAISON : COMMENT FAIRE FINANCIÈREMENT ?

Ce temps familial là, j’ai envie de le prendre. Peut-être l’offrirais-je par la même occasion à d’autres enfants, avec cette même bienveillance, en devenant assistante maternelle. J’ai plusieurs idées en tête potentiellement compatibles avec ce désir qui nécessite d’avoir son enfant avec soi.  On aura tout le temps de faire carrière après 40 ans.
Nous trouverons donc les moyens de continuer à vivre avec deux mi-temps payés au lance pierre car nous en avons envie.
andré-stern

DES ECOLES D’APPRENTISSAGES AUTONOMES  ?

Peut être avez vous déjà entendu parler des « libres enfants de summer hill ? » Sachez que ce type d’école, « démocratique »(ou les enfants ont le droit de voter pour toutes les décisions qui concernent l’école)  voire « sociocratique » (ou chacun peut débattre jusqu’à ce que le groupe arrive à un consensus) existent en France.

Pas de classes, pas de programmes, les enfants sont libres de faire ce qu’ils veulent dans un environnement riche de propositions. Le hasard a fait que la première est née dans ma ville à quelques mètres de chez moi, il y a deux ans. Je ne le savais pas jusqu’il y a peu. La deuxième est à Paris et la liste d’attente est déjà longue.
Après cet article, vous vous demandez peut-être comment fait un enfant non-scolarisé pour trouver un métier ? Réponse : en acquérant des compétences. Et si c’est un métier qui suppose un diplôme, il lui suffit de passer le baccalauréat en candidat libre puis de suivre le cursus universitaire. Ce n’est pas si difficile que ça quand la motivation est réelle. En somme, ne vous triturez pas trop les méninges, ce n’est pas plus compliqué que pour les autres.
 
L’avantage quand on ne va pas à l’école, c’est que quand quelque chose ne fonctionne pas, on peut toujours se réadapter, ce qui n’est pas le cas de l’école qui elle reste rigide.
Si vous voulez des réponses concrètes je vous recommande vivement le film :
– « être et devenir » de Clara Bellar qui m’a conforté dans ce choix
– et le livre « …et je ne suis jamais allé à l’école » de André Stern.
– Je vais bientôt lire « les apprentissages autonomes » de John Holt, qui semblerait-il, est un auteur incontournable du unschooling.
(Je m’arrête ici, mais n’hésitez pas à cliquer sur les liens pour plus d’infos !)
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30 réflexions sur “Mon enfant n’ira pas à l’école.

  1. alixlalix dit :

    Bonjour,
    Je suis plutôt d’accord avec ce que tu écris et pour cause ma fille a 4 ans et vient de faire sa première année à l’école… J’ai toujours été intéressée par d’autres moyens d’apprentissage, étant moi-même une enfant à qui le système scolaire ne convenait pas vraiment. Mais faute de temps, de rencontres, de bons renseignements j’ai abandonné. Les 3 ans de ma fille sont arrivés si vite !!! Bref, nous avons déménagé juste avant la rentrée, petite école de village, je me suis dit que ça n’avait pas l’air si mal… Ce fût une année catastrophique, le rythme chaque matin, les repas trop tôt le soir pour combler le manque de sommeil, les repas de cantine où elle ne mange rien et les maladies en cascades dû au manque d’hygiène ( pas de lavage de main, ils boivent tous dans le même gobelet, les culottes remplies de caca le soir… Bref…) j’ai posé des congés pour la garder tellement c’était impossible. Malgré tout elle y retourne l’année prochaine. Je travail et j’aime ça, mon compagnon également. Nos métiers sont un épanouissement pour nous et nous ne nous voyons pas tout arrêter pour notre enfant, elle aime l’école aussi. Je n’ai pas non plus la possibilité financière d’arrêter de bosser, je n’est pas de solution malheureusement. L’équilibre est vraiment compliqué à trouver. Pour l’instant je ne pense pas qu’on nous laisse réellement le choix d’apprentissage pour nous petits lapins.

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    • blog2mamans dit :

      J’aimerais à terme, créer une école accessible financièrement qui respecte les principes que j’énonce. Mais je ne suis pas la seule, il s’en crée de plus en plus ! Cliquez sur les liens ! il en emmerge de partout ! Le soucis reste financier… elle sont parfois cherres mais il faut savoir que l’école n’est pas gratuite non plus : ça coûte une coquette sommes à l’état (de mémoire plus de 3000euros par enfant ) ! Bref. C’est sur qu’il faut faire des choix. Nous jusqu’ici on est en mi temps (l’un travaille le matin, l’autre l’après midi) mais on va devoir changer d’emploi, et on réfléchit à trouver une alternative. Personnellement j’en vois plusieurs compatibles avec mon épanouissement, et notre projet familial, mais on a tous des aspirations différentes… Je vous souhaite de trouver votre équilibre ! bonne journée !

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  2. Barbara dit :

    Ah oui moi tout pareil … et après la projection en mai 2016 du film « être et devenir » sur le livre d’or, j’ai écrit : » j’étais déjà convaincue, je le suis davantage ! »
    Maman d’un petit Malo de presque 9 mois … 23-7-16
    Merci.

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  3. Lage dit :

    Bonjour, merci pour cet article !
    Tout d’abord, une question me vient à l’esprit : nos enfants apprennent en nous imitant, certes (mais je ne suis pas sûre que l’exemple du langage soit le plus pertinent, car il y aurait une certaine partie d’inné issue d’un long processus d’évolution, ce qui n’est pas le cas pour la compétence de réparer un tuyau ou la connaissance de l’Histoire par exemple…) mais qu’en est-il de tout ce que nous ne penserons jamais à leur montrer car nous en ignorant tout à fait l’existence (que ce soit un apprentissage concret ou une façon de voir les choses, ou une opinion…)? Je crois que, malgré ses défauts, l’école offre sur la durée une multiplicité…

    Après, j’étais assez convaincue de ne pas envoyer ma fille en maternelle… sauf que depuis qu’elle sait parler, elle demande à y aller dès qu’on voit une école. Je l’ai donc laissée fréquenter la petite section (à mini-mi-temps…) De mon point de vue, pas grand chose de positif : maîtresse à l’opposé de la bienveillance, trajets compliqués, enfant plus fatiguée, fin de notre fusion exclusive(on fréquentait plein de monde, mais presque jamais l’une sans l’autre)… Sauf que… elle adore, elle en redemande, elle veut absolument aller à l’école ! Vous le dites vous aussi, mais laisser les enfants essayer l’école sans lesben dégoûter par avance par nos craintes et nos critiques, fait aussi partie de la liberté que l’on peut/doit leur offrir…

    Alors oui, souvent cela me fait mal au coeur de laisser ma 3 ans dans les bras de ces inconnus, non cela ne correspond pas vraiment à mes valeurs, et je me sens déchirée de ces moments que je ne partage pas avec elle… mais elle rentre chaque fois fière et sûre d’elle, plus indépendante encore, riche de découvertes qu’elle n’avait faites ni avec moi ni avec nos amis, et pleine d’amitiés nouvelles (avec des enfants souvent pas de son âge et issus de familles que nous n’aurions probablement pas rencontrées ailleurs…

    Du coup, ma position vis à vis de l’école est très mitigée… Mes propres souvenirs là bas aussi. Et je refuse tout avis tranché et décision parentale a priori… Peut-être la seule décision qui laissera la vraie liberté à l’enfant sera celle qui consiste à ne rien décider à l’avance, à ne pas trop partager en sa présence nos a priori, et à le laisser choisir, et peut-être même le laisser tout essayer (je laisse à ma fille chaque matin le choix : école ou maison, selon les périodes elle préfère l’un ou l’autre, et lorsqu’elle choisit l’école, je lutte parfois pour ne pas me sentir blessée alors que je lui avais préparé un beau programme, mais… il ne s’agit pas de nous, mais bel et bien d’eux!)…

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    • blog2mamans dit :

      Je suis tout à fait d’accord avec vous ! Pour autant je commencerai d’abord par mon choix, ce qui semble logique, mais si l’école lui fait envie je l’écouterai 🙂 rien n’est gravé dans le marbre, la vie c’est le mouvement !

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  4. TAPIOCA dit :

    punaise cet article me fait du bien, je suis maman d’un petit garçon de deux ans et demi et j’avais décidé depuis un moment déjà de ne pas le mettre à l’école à 3 ans.. je me retrouve dans ton article et ça m’a fait un bien fou de le découvrir, je me sens moins seule, moins bizarre….. dans mon entourage on ne me comprends pas et on me fait des reproches à la noix bien culpabilisant du style  » ton fils aura du retard », « il ne parlera pas » il ne sera pas sociabilisé (non mais oh mon fils a même pas trois ans exit la compétition exit la course à 2 ans l’heure est à l’enfance, à la magie, à la douceur et pas à la cruelle réalité de ce monde qui lui tombera dessus bien assez tôt…) …

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  5. isaiah dit :

    Merci pour ce petit billet. Espère effectivement que ce genre d’initiatives se développera à l’avenir. Perso j’ai des souvenirs mitigés de l’école et je préfèrerai, si un jour j’ai des enfants, qu’ils soient encadrés et entourés par des personnes ayant les mêmes valeurs humaines. Du coup pas forcément l’école à la maison mais dans le cadre d’une micro-communauté avec échange avec d’autres enfants et adultes.

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    • blog2mamans dit :

      Ce genre de structures fleurissent en ce moment ! j’espère que ça ne va pas s’arrêter ! il était pas question pour moi de dire « lécole c’est nul, ça ne sert à rien » mais dire qu’elle ne me convient pas…et que j’aimerai avoir le choix d’une autre alternative ! plus il y aura de choix, et mieux on se portera ! Car nous sommes tous différents…

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  6. Maïa dit :

    Salut et Merci! ça fait du bien, je me sens moins seule… j’ai moi même été au jardin d’enfant en allemagne et 6 mois en Angleterre dans une école alternative qui se rapproche de summerhill. Le reste de ma scolarité je l’ai difficilement surmontée dans le système scolaire clasique français. Je savais qu’il y’avait de l’espoir parcequ’il existait autre chose et en même temps c’était dur de rester là alors que l’école et la vie aurait pu avoir tellement plus de goût!
    Je voulais depuis longtemps (toujours?) créer mon école alternative bilingue (parce que je trouve que c’est une chance, une ouverture sur le monde et les gens extraordinaire que d’être à l’aise en plusieurs langues) .. et pour l’instant ce projet est en suspend.. je suis devenue kiné. Pourquoi? Parce que je ne voulais pas passer ma vie exclusivement dans des écoles, parce que je viens d’une famille de profs et que je connais énormément de profs, pour certains des gens très sensés, motivés en engagés mais finalement pas satisfait (oui ok ils sont dans l’éducation nationale) .. mais j’ai peur de l’ampleur du projet. Et je sais que je ne veut pas passer par les écoles « normales », devoir y travailler … pour un jour peut être pouvoir créer la mienne et être en accord avec ce que je fais… voilà. Mais l’idée ne me sort pas tout à fait de la tête quand même comme on peut le constater 😉
    Merci encore et bonne aventure! 🙂

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    • blog2mamans dit :

      Créer son école est plus facile que l’on croit ! si si, vraiment ^^ J’ai eu la chance de participer à une formation à l’école de la croisée des chemins, ou une dizaine de personnes avait cet objectif. http://ecoledelacroiseedeschemins.fr/formation/creer-lecole-de-mes-reves/
      C’était plutôt motivant.

      A noter : il n’est pas nécessaire d’avoir suivi une formation au sein de l’Éducation Nationale pour se lancer dans un tel projet. L’Inspection académique demandera seulement de fournir, pour la personne assurant la direction administrative de l’établissement :
      ◾pour diriger une école primaire (de la maternelle au CM2) : le bac et un casier judiciaire vierge,
      ◾pour diriger un établissement secondaire (collège et lycée) : une licence et 5 ans d’expérience en tant que surveillant-e ou en tant qu’enseignant-e dans un établissement secondaire (public ou privé) ; un casier judiciaire vierge.

      Dans le cadre d’une école privée hors-contrat (ce que sont toutes les écoles privées pendant au moins les cinq premières années), la loi permet le libre recrutement des intervenant-e-s, sans condition de diplômes.

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  7. Menard dit :

    Bonjour, je suis enseignante dans une petite école privée basée sur la bienveillance et nous sommes bien loins de ce que vous decrivez de la vie à l’école. Nous avons des petits effectifs et des classes multi- niveaux. Les enfants y évoluent comme dans une famille, vont aider les plus jeunes, demander un avis aux grands. Ils sont épanouis et viennent à l’école avec plaisir ( si, si, je vous assure !). Nous faisons beaucoup de câlins et bisous, il n’y a pas de barrières entre adultes et enfants. Les apprentissages se font dans une ambiance sereine, grâce à la manipulation et aux jeux. Certains types ont un à deux ans d’avance, d’autres un à deux ans de retard, c’est ma deuxième famille ! Des petites écoles comme celle_ ci se développent, cela n’est malheureusement pas accessible financement à toutes les familles, voilà mon seul regret, moi même maman de deux enfants aux besoins éducatifs particuliers, donc vivant cela comme une nécessité indispensable à leur bien- être. Pour plus d’infos : école La Marelle, 95 L’Isle Adam.

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    • blog2mamans dit :

      A la suie de la parution de cet article quelques enseignants comme vous m’ont aussi décrit des conditions similaires aux votres ! et je suis très heureuse de voir des écoles d’un nouveau type apparaître, ainsi que certains enseignants se posant ces questions. Après pour être honnête, j’ai eu davantage de retours d’étudiants qui m’ont dit « c’est exactement ce que tu décris/je ne trouve pas ma place à l’école »… Donc malheureusement, toutes les écoles ne se valent pas. Après je n’ai jamais dit aux autres parents de ne pas mettre leur enfants à l’école. J’exprime mon choix, et les raisons qui m’y poussent, en partant de mon expérience, de mes observations. C’est un choix réfléchi. Dans mon cas il est surement plus réfléchi d’ailleurs que certains parents qui mettent leur enfant à l’école par automatisme, parce que tout le monde fait comme ça. Pourtant mettre son enfant à l’école, c’est aussi un choix, et il est déterminant…

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  8. Jessica dit :

    Bonsoir, je suis maman d’un garçon de bientôt 3 ans et bien sûr tout le monde me demande s’il va aller à l’école ! Nous partons vivre à tahiti quelques temps donc plus de choses à voir et apprendre dehors selon nous! Les gens ont l’air presque peinés quand je leur dit cela… Je ne pensais pas devoir à ce point justifier ce choix….mon mari et moi avons l’impression dêtre des extraterrestres ! !!! Moi qui met une grosse parenthèse à ma carrière et la maternelle de notre fils à la maison!!!!!!!! Cela fait du bien de lire cet article. ….on se sent moins seuls !
    Bnne soirée

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    • blog2mamans dit :

      Je compatis Jessica, faire différemment remets en cause malgré nous la façon de faire de ceux qui nous entourent, et ce n’est pas toujours facile… ! je vous souhaite une bonne route faites de petits bonheurs avec votre fils 🙂

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  9. Geoffroy M dit :

    je suis une grand-mère de 59 ans, mes 4enfants (2filles 2garçons) n’ont pas été à l’école
    4 petits-enfants , 2 d’entre eux ne vont pas à l’école non plus par choix commun des deux parents.
    C’est important à mon sens, de faire « pour », même si , au départ, on fait plutôt pour des raisons « contre »… Pourquoi, faire « pour » : pour faciliter la relation avec ceux qui ne font pas pareil, ceux qui y vont (parents/enfants) De nombreux parents constatent le « contre », ils ne sont pas fous, ils ont du mal avec ça, ils souffrent pour ce qu’ils imposent à leurs enfants. Ils subissent eux aussi. En faisant autrement, en expliquant le « pour » (je fais ainsi, pour ceci, pour cela) permet de « coller » à nos concitoyens (nous ne sommes pas à la marge), car en effet, la plupart des parents ont dans la tête ces mêmes « pour », en ne mettant pas les enfants à l’école, on leur donne une idée des possibles…
    A ceux qui poseront la question rituelle et légitime : « quelle intégration sociale et quel avenir ? »
    L’intégration passe par celle des parents, pour exemple, parents sectaires/enfants à l’école, cela reste difficile pour les enfants de s’intégrer… Les parents doivent être d’une manière ou d’une autre bien intégrer, même si ce n’est pas leur tasse de thé, simplement parce qu’ainsi, ils montrent l’exemple à leurs enfants. Par ailleurs, clubs de sports , école de musique, centres aérés pendant les vacances scolaires etc… ça aide, mais il faut des moyens financiers, donc des choix financiers à cet égard
    Quel avenir ? Toujours miser dans les apprentissages sur l’intelligence naturelle des enfants, du genre on ne répond pas à des questions « bêtes (des questions auxquelles avec quelques temps de réflexions et au besoin des indices, les enfants peuvent trouver la réponse)… 4 enfants adultes : 1 formateur en agriculture bio, 1 infirmière, 1 menuisier micro-entrepreneur, 1 artiste graveuse sur nace micro-entrepreneuse… Je connais d’autres jeunes déscolarisés devenus adultes à l’aise dans la société avec un regard critique et souvent bienveillant malgré tout
    cordialement à vous

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    • blog2mamans dit :

      Bonjour 🙂
      Je suis tout à fait d’accord avec vous, Après cet article, j’ai échangé avec une centaines de personnes sur Facebook à son sujet. Il m’est apparu évident qu’il est préférable d’avancer les pour… Même si pour moi, mes « contre » sont des « pour » inversés ! D’ailleurs dans mon article j’explique aussi ce que je souhaite « Je souhaite lui laisser tout le temps qu’il faudra pour s’amuser et se diriger instinctivement vers ce qui lui plait, la passionne. Je souhaite lui laisser le temps de faire ses propres choix dans ses apprentissages et ses centres d’intérêts pour qu’elle puisse cultiver son identité.

      Je ne souhaite pas qu’elle conforme ses goûts en fonction de la norme des enfants de son âge. D’ailleurs, je ne veux pas non plus qu’elle ne fréquente seulement des enfants de son âge » … et c’est entre autre…

      En tout cas, c’est certain, pointer du doigts les limites de l’école, ce n’est pas se rendre service..

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  10. Jessica dit :

    Bonsoir, je reviens vers vous concernant l’école. Mon fils de bientôt 3 ans ne va pas à l’école mais vu son âge beaucoup de personnes lui parle de l’école. ….quand on se promène et qu’il voit une cour de recre il me dit « c’est bien l’école les enfants jouent au ballon….. » résultat mon fils, depuis qqs jours, me parle de l’école et je me dis qu’il aimerait peut être y aller sans vraiment savoir. … que répondre ? Je comprend son besoin et sa curiosité de voir d’autres enfants. Nous allons aux jardins d’enfants et je prévois d’adhérer à des clubs de sport ou musique….ou associations. Que me conseillez vous ?
    En étant bienveillante j’écoute mon enfant mais là je ne sais pas trop quoi ajouter….
    Merci de votre aide
    Bonne soirée
    Jessica

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    • GEOFFROY M. dit :

      bonjour,
      il est difficile au début d’exprimer sincèrement les choses, genre « oui à l’école ils jouent ensemble, pendant la récré seulement, le reste du temps ils sont en classe et ils font ce que la maîtresse leur dit de faire… Ils ne choisissent pas avec qui ils sont en classe,ils sont obligés…  » Il faut bien expliquer que les enfants sont à l’école toute la journée et qu’ils sortent 3 fois seulement en récréation (matin-midi-après midi) Bien sûr que l’on est obligé de simplifier pour que l’enfant comprenne. De la même manière que les parents scolarisants simplifient leur discours pour justifier le fait qu’ils obligent leur enfant à aller à l’école…Cela ne gêne personne… Le seul problème serait de donner des arguments fallacieux, d’être de mauvaise foi…

      Je partage avec mon enfant mon analyse personnelle franchement, de la même manière que des parents scolarisants partagent leur analyse personnelle pour justifier leur choix. auprès de leurs enfants.. Je ne vois pas où est le problème

      Quand l’enfant va au parc, il choisit (et il est choisi) avec qui il joue, c’est une grande différence. Par ailleurs il est utile d’intégrer ceci : il va à l’école à la maison. C’est à dire, les parents formalisent quelques activités découvertes qu’ils font avec le tout-petit à la maison .

      Par exemple ma petite-fille (je suis grand-mère) fait l’école avec sa maman, à 2 ans et demi, elle lit des lignes de o, a, i , mélangés, sans se tromper… bientôt elle intégrera une à deux consonnes pour faire quelques syllabes. On lui apprend à dénombrer, par exemple , on cache les deux mains derrière le dos, on sort les deux mains en exposant, 1 doigt, ou 2 doigts (pas obligatoirement sur une seule main),3 doigts…elle est capable de reconnaître la quantité nommée deux, la quantité nommée trois, ou le un… Plus tard, on introduira le nom de la quantité quatre… Quand on fait ces jeux avec elle, à n’importe quelle moment de la journée, on spécifie bien que l’on fait, ou que l’on joue à l’école…

      Ceci juste pour qu’elle puisse intégrer le fait que l’activité principale de l’école c’est apprendre.

      C’est un peu la même chose que dans un magasin, l’enfant a des tas d’envies, mais, qui choisit d’acheter, c’est vous, en connaissance de cause. Pour l’école, c’est pareil, c’est nous qui choisissons, en connaissance de cause. Comment laisser un enfant choisir d’aller ou pas à l’école alors qu’il n’a pas les moyens d’exercer ce choix, ni les informations et la maturité suffisantes… ? … C’est aberrant… Et c’est valable tout autant pour les enfants qui vont à l’école et qui voudraient ne pas y aller.

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      • Jessica dit :

        Merci de votre message. En effet je vais mettre en avant les activités « scolaires  » que nous faisons et mettre en avant la liberté du choix quand on frequente des enfants eu parc ou à un atelier de peinture…
        Cela m’a déconcerté et même fait douté au début car je m’étais accommodé des remarques de notre entourage mais je ne m’attendais pas à celle de mon fils! Mais étant très curieux c’est normal!
        Bonne fin de journée

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  11. GEOFFROY M. dit :

    Bonjour,

    Les questions de nos enfants permettent d’aller chercher nos vraies réponses
    genre :
    ils sont en récré trois fois par jour, le reste du temps il s font ce que le maître ou la maîtresse leur demande (rien à voir avec Steiner ou Montessori) parce qu’à l’école on est là pour apprendre
    Je décide ce que j’achète pour mon enfant dans les magasins, je décide que mon enfant aille ou n’aille pas à l’école

    Mes petits-enfants font l’école à la maison, même la petite de 2 ans et demi a des activités formalisées qu’on appelle école. Elle lit des lignes de o, i , a, mélangés, sait reconnaître la quantité deux et trois…Elle a acquis de façon certaine le concept du dénombrement et de la quantité. Elle sait qu’à l’école on apprend et quand on l’interroge sur ce qu’elle fait à son « école », elle répond qu’elle apprend à lire et à compter.. Nombre d’enfants et de parents scolarisants sont très étonnés de son petit savoir « scolaire », toujours grandissant, en général bien plus développé que celui des enfants dans une scolarité classique. Leur conserver une bonne avance sur le sujet leur permet de rester à l’aise dans leur classe d’âge et tranquilles avec des adultes questionneurs
    Cordialement
    (désolée j’avais écrit un post plus long passé à la trappe par une mauvaise manip’, j’ai fait plus court ici)

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