Récit de grossesse

La grossesse

Du désir à la réalité

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu un enfant. Avec ma sœur et ma cousine, nous parlions comme un rêve d’avoir une maison toutes les trois et d’élever nos enfants ensemble.

Je m’imaginais avoir un enfant, voire même plusieurs enfants, mais seule, je n’imaginais pas vraiment de conjoint.e à mes côtés.

Il y a presque cinq ans, j’étais à une soirée chez une amie, lorsque j’ai eu une sorte de révélation. Se trouvaient là plusieurs personnes qui gravitaient autour nous, des amis, anciens camarades de lycée, et par hasard, un ancien surveillent de mon lycée. La discussion tournait autour de l’éducation des enfants, puis des prénoms. Fou rire, quand, avec mon ancien surveillant, nous nous sommes rendus compte que nous voulions les mêmes prénoms pour nos enfants. J’aimais beaucoup sa vision de l’éducation, et je trouvais son discours très intéressant. J’ai le souvenir très vif d’avoir pensé « il fera un bon père, celle qui aura des enfants avec lui aura de la chance ».

Et finalement, nous sommes sortis ensemble, nous avons emménagé ensemble, puis j’ai eu mon diplôme. Et là, il a commencé à me parler bébé, enfant et grossesse très régulièrement. Je voulais d’abord travailler, je voulais qu’il ait aussi son diplôme (il était en reprise d’étude après avoir travaillé pendant cinq ans), alors j’ai posé une date, qui me semblait dans longtemps à l’époque. La date est arrivée, j’étais prête et en même temps, j’avais encore besoin de temps. J’ai repoussé à nouveau. Un an est passé, et enfin, en septembre 2014, j’arrêtais la pilule.

Au début, c’était étrange, on continuait de vivre comme avant, j’avais mes règles et j’en étais presque soulagée. Puis, je me suis un peu impatientée. Et début janvier 2015, lorsque je n’ai pas vu arriver mes règles, là, j’ai commencé à avoir cet étrange sentiment… On l’avait fait, on l’avait vraiment fait, on allait avoir un enfant.

Je me souviens parfaitement, c’était un mardi, j’étais dans mon bureau au travail et j’ai envoyé un message à mon copain : « ça fait beaucoup de retard de règles là quand même… ». Il m’avait répondu « j’achète un test de grossesse en rentrant ». J’ai fais un test de grossesse le soir même. Je me souviens lui avoir montré le test et il réalisait à peine. Moi aussi, d’ailleurs. Puis, nous sommes allés à un match de hockey avec des amis. Il faisait froid, il faisait gris, nos amis étaient blasés par la météo et la fin des vacances de Noël. Mais, nous, on souriait comme des imbéciles heureux.

Le lendemain matin, j’ai refais un test, et le vendredi, je suis allée chez ma généraliste (je n’ai jamais vu de gynécologue de ma vie, même pendant cette grossesse) (oui, même à l’hôpital, sage-femme et interne, c’est tout). La prise de sang faite, ça y est, c’était vraiment sûr, j’étais enceinte.

enceinte-bonheur

Les ennuis commencent…

L’inquiétude et la peur ont vite pris le dessus sur la joie et le bonheur. J’ai le souvenir de ma grossesse comment d’un moment particulièrement angoissant. Je voulais tout prévoir, tout gérer, tout anticiper. Je passais un temps fou sur des blogs de parentalité, de décoration de chambre d’enfant, de récit d’accouchement. J’allais sur des groupes facebook de parents où l’on échangeait sur tous ces sujets. Je réfléchissais, calculait, faisait des listes. J’avais également fait un projet de naissance, que je développerais sûrement dans un prochain article.

Tout ça, en ayant tout de même cette frayeur des trois premiers mois. Mais, je n’ai pas voulu attendre pour le dire à mes amis et ma famille. Heureuse, je me souviens l’avoir annoncé à des amis qui ont fait des têtes d’enterrement, qui ont changé du tout au tout envers moi. Mais aussi à d’autres qui ont été supers et dont je me suis rapprochée depuis.

Oui, on perd des amis pendant la grossesse.

Non, vos amies enceintes ne sont pas pestiférées, ne les oubliez pas.

Je ne faisais qu’osciller entre les choses qui allaient bien (trouver une sage-femme relativement safe et respectueuse, réussir à arrêter de fumer, acheter les premiers pyjamas, bodies et chaussettes) et celles qui allaient moins bien (certains amis qui s’éloignent, les douleurs physiques et les contrariétés de ce type, les crises de larmes et de déprime, le stress financier).

D’un point de vue physique, d’ailleurs, je crois qu’à part le diabète, j’ai presque tout eu. Vomissements, remontées acides, constipation, jambes lourdes, crampes dans les jambes, insomnies, petite dépression, douleurs dans le dos. Une partie de plaisir !

 

Après le cinquième mois

J’ai été en arrêt au début de mon cinquième mois de grossesse. Je travaillais en collège et j’avais beaucoup de temps de route, je devais me lever littéralement aux aurores, de plus l’ambiance se dégradait dans mon service, et j’avais été agressée physiquement et moralement par un élève. Bref, après les vacances scolaires de printemps, je n’ai plus remis les pieds au collège qu’une seule et unique journée. Puis, quinze jours après, mon copain a trouvé un travail, à temps plein, qui l’intéressait.

Rapidement après, nous avons su le sexe de notre futur bébé (une petite fille) et nous avons commencé la préparation à la naissance. Nous avions choisi une préparation en sophrologie. J’ai également organisé une baby shower, ces fêtes très populaires aux USA pour annoncer l’arrivée du bébé. J’ai adoré organiser cet événement, j’ai cuisiné, préparé la décoration. Je ne voulais pas quelque chose de trop cliché, j’avais fait cela sur le thème de la forêt et des animaux. (vous pouvez voir des photos de la Baby Shower et des idées de déco sur mon album pinterest Forest Theme)

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Nos familles et amis nous ont beaucoup aidé financièrement, l’intégralité de notre liste de naissance a été achetée, et c’était un véritable soulagement. Je les remercie encore aujourd’hui.

Nous étions enfin, mon copain et moi, sur la même longueur d’onde en ce qui concernait l’arrivée de notre petite fille. Nous préparions ensemble la chambre, les vêtements, gérions les problèmes administratifs de mutuelle, sécurité sociale et hôpital. Au début, j’étais trop pressée de tout faire, et lui prenait un peu plus son temps.

La suite dans le récit d’accouchement !

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