Le premier mois avec mon bébé

1 – Le doggy-blues

igor

A la clinique je n’arrivais pas à dormir. J’avais tellement hâte de rentrer. Et puis il y avait autre chose… Je n’ai pas eu de baby blues. J’ai eu un « Igor blues ». Igor c’est mon chien.

A la clinique, il a commencé à me manquer d’une manière démesurée, insupportable. Je pleurais beaucoup dès qu’on l’évoquait. J’ai même supplié mon conjoint de l’emmener en douce !! Pour comprendre cette folie, il faut savoir qu’au cours de toute ma grossesse, j’ai fait un « bon gros transfert » sur mon chien. Je l’ai pouponné comme un bébé. Je me « préparais » en somme…Et quand Judith est arrivée, il m’a semblé terriblement injuste qu’il ne soit pas là. Mais je vous rassure une fois à la maison tout est rentré dans l’ordre et chacun a (re)trouvé sa place.

2 – les premiers jours avec bébé à la maison.

mousse_fluo

Je ne sais pas vous mais j’ai la fâcheuse tendance à apprécier mon petit confort : ma petite (45m²) maison, mon namoureux et à ne plus vouloir le quitter. Pourtant à chaque fois que je fais l’effort d’en sortir ou de faire rentrer quelqu’un dedans c’est toujours un plaisir. Mais au départ, c’est toujours un effort. Et quand j’imaginais mon retour à la maison avec bébé, je ne me figurais pas qu’une quatrième personne allait s’immiscer dans le tableau.

J’avais tellement besoin de dormir !  La folie me guettait, j’avais mal à la tête, je n’avais pas dormi plus de 30 minutes d’affilée pendant près de 4 jours. Le moindre petit bruit me réveillait en sursaut. Est-ce qu’elle va bien, est-ce qu’elle respire ? J’ai donc accepté sans hésiter l’aide de ma mère.

Le deal était celui là : la nuit, elle restait dans le salon avec la petite, nous on restait dans la chambre,  porte fermé, boules quies aux oreilles, mais aux moindres « vrais » pleurs elle devait me réveiller immédiatement. Ce qui m’a permis de faire des sessions de sommeil complet de 3/4h, ça m’a sauvé.

Au bout de 3 jours, c’était ma mère qui était très fatiguée, on a donc repris la petite dans la chambre, et ma mère est repartie chez elle (enfin non, sur un autre continent, mais c’est une autre histoire).

2 – J’évite les dogmes mais… Je ne laisse pas mon bébé pleurer.

J’ai envie, encore aujourd’hui, de répondre aux demandes de mon bébé, de le soulager, de manière la plus efficace et le plus rapidement possible. Je ne supporte pas de la voir mal. Heureusement pour moi, Judith est un bébé qui pleure très peu. Elle réclame : un câlin, à manger. Elle s’exprime : mal au ventre, fatigue… Mais ce sont plus des moyens de communiquer que des réelles douleurs, angoisses, qui durent. J’ai pourtant mis au moins un GROS mois à ne pas paniquer à CHAQUE bruit émanant de sa bouche. Je vivais mal chaque petit rejet, reflux, pet de travers…Parfois je me demande comment j’aurais réagit face à un enfant malade. J’imagine qu’on s’adapte. Car oui, vraiment, c’est le parent qui s’adapte à son enfant.

3 – S’adapter à son enfant…

bébé-dort-sur-ventre

Je me souviens avoir attendu la 1ère visite chez le pédiatre avec impatience… Je commençais à avoir un amoncellement de questions sans réponses : Est-ce que mon bébé est aveugle ? C’est quoi cette tache sur son œil ? Pourquoi est-ce qu’elle régurgite tout le temps ? Pourquoi fait-elle des râles de dinosaures ? Elle ne s’endort que lorsqu’elle est contre moi…j’ai peur de bouger, qu’elle roule dans le lit, qu’elle tombe, qu’on l’écrase…

Nous avons premièrement eu l’aval, l’encouragement, « l’autorisation » de notre pédiatre à la faire dormir sur le ventre dans son berceau. J’avais bien compris que si elle était bien contre moi, c’est qu’elle était sur le ventre. Mais j’avais trop peur de la mettre dans cette position « loin » de moi. On lit partout que c’est un facteur de la Mort subite du Nourisson. Si elle s’étouffait dans son sommeil, c’est simple, je ne m’en remettrai pas.

Il a bien fallu s’y résoudre car elle en avait décidé autrement. J’ai fini par la mettre dans son berceau accroché à notre lit (en « cododo » – je voue une aversion à ce terme). Les deux premières nuits j’ai passé plus de temps à vérifier que sa bouche ne touchait pas le matelas qu’à dormir : l’angoisse. Une semaine plus tard cela me semblait tout naturel.

4 – les premières « erreurs » : le métier qui rentre.

Deuxièmement ma maman, infirmière de profession, nous avait dit que les premières selles après le méconium (tout noir) sont jaunes dorés, et nous avait rassuré sur le contenu de la couche lorsqu’elle était présente. Nous nous ne sommes donc posé aucune question sur la fréquence de celles-ci. Il a fallu attendre cette première visite chez le pédiatre pour comprendre qu’elle avait des coliques (pourtant c’est vrai qu’il y en avait toujours un peu à chaque change) ! Aussitôt la diarrhée soignée, les reflux qui commençaient à devenir inquiétants ont diminués en conséquence… On s’est senti bien à côtés de nos pompes !!

cible-vision-bebe

Aussi, juste après l’accouchement, l’amoureux a voulu immortaliser le moment. Il a donc pris une photo avec un jetable acheté pour l’occasion (histoire d’être sure de faire développer les photos) sauf que le flash était activé. La première chose qu’a donc vu notre fille c’est un flash super puissant qui l’a éblouie. Bienvenue Judith, prends ça !  Depuis je crains qu’elle ait des problèmes de vue. Quel peur quand la pédiatre a du s’y prendre trois fois avant de l’attirer avec sa « cible » noir et blanche (le test de vision que l’on fait aux tout petits qui ne distinguent pas encore les couleurs) !

5 – L’éveil de bébé.

eveil-bebe

Le premiers temps j’étais donc obsédée par la vision de bébé. J’avais l’impression qu’elle ne me voyait pas du tout. Mon voisin m’a indiqué que leur vision se faisait aussi avec la lumière du jour, or il fait assez sombre en hiver chez moi, du coup je la tenais près de la fenêtre pendant des heures… J’ai téléchargé des images en noir et blanc sur mon portable avec de forts contrastes : le rétroéclairage de l’écran permettait de capter son attention. Par la suite j’ai acheté un livre spécial bébé d’image en noir et blanc sur papier brillant (Noir sur blanc, TANA HOBAN) et quand elle s’est mise à le regarder avec moi j’étais enfin rassurée.

Tous les jours, nous étions branchés sur Radio classique  (seule radio dont le programme n’est pas constitué  de 10 titres qui tournent en boucle) pour son éveil de l’oreille (et le mien). Et enfin, mon frère kiné nous a apporté à la maternité « le livre des massages pour les bébés » de Véronique SALOMON-RIEU (avec un disque de comptine qui ont un effet très apaisant sur elle). J’ai donc porté beaucoup d’attention au toucher. Mais j’avais toujours l’impression de ne pas en faire assez.

C’est vrai ça ! Personne ne vous dit, ce qui est assez ou non pour un bébé. Personne ne vous dit non plus ce qui est trop (les chaussettes à grelots sont elles de la torture ?). Heureusement d’ailleurs, car chacun fait ce qu’il lui plait. Mais c’est assez dur, la première fois qu’on est parent, de savoir si notre bébé « s’ennuie » ou pas, s’il est assez stimulé (il me faut cette balle d’appréhension en plastoc moche qui coute trois fois trop cher !). Si on peut le laisser dans son berceau sans « activité », s’il en a besoin (mais en fait elle est jamais toute seule … 😮 !). Mais après 2 mois, Judith s’est mise à sourire et ces questionnements se sont envolés.

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